L’histoire du bois compressé

Publié lundi 18 septembre 2017 Commenter 0
Histoire bois compressé

Le bois est historiquement, et même pré historiquement, de loin la source la plus importante d'énergie à disposition pour l’alimentation, aussi pour son chauffage que pour sa cuisson.

Au Moyen Âge, puis, à l'époque moderne, le bois permet de développer certaines industries très énergivores avec un grand besoin de hautes températures, par exemple, la sidérurgie ou la verrerie. Pour cela, le bois se transforme par pyrolyse en charbon de bois, par des professionnels artisans spécialisés, les charbonniers. Ce métier a presque disparu au 19ème siècle à cause de l’utilisation du coke, qui est produit de la houille par la pyrolyse. Elle est aussi nommée charbon de terre. La houille est d’abord utilisée en Angleterre dans la métallurgie, après la raréfaction importante du charbon de bois.

Les cheminées de l’époque moyenâgeuse, avec des dimensions impressionnantes en termes de hauteur et de profondeur, formaient un petit cabinet très utile pour se protéger du froid en hiver. Des arbres entiers étaient mis dans le foyer, et de fait, la consommation du combustible pourrait paraitre excessive de nos jours, et elle était minime par rapport aux grandes étendues de forêt. Progressivement les terrains ont été défrichés, les forêts disparaissaient au rythme de la consommation du combustible nécessaire et accompagnant l’accroissement de la population en constante progression. Cette évolution a fait changer le paysage des habitations dont les éléments utilisant ce type de chauffage voyaient leur taille diminuer. Les cheminées paraissent un outil de chauffage vu comme mauvais car l'air est aussi vite réchauffé qu’aspiré par l’air de la cheminée. La chaleur effective n’existe désormais que par rayonnement. Un foyer ordinaire peut dès lors mesurer une évacuation moyenne entre 800 et 1000 mètres cubes d'air à l’heure, ce qui est, malheureusement pour la recherche de chaleur, le principal rôle des cheminées, c’est-à-dire, la ventilation.

Un spécialiste d’encyclopédie montre de l’indignation 19ème siècle face à la faible augmentation d’énergie produite et efficace pour chauffer en comparant les 3 à 4 pour cent d’énergie émise et utile avec les cheminées du Moyen Âge et l’évolution vers les 8 à 10 pour cent de l’énergie émise et utile avec les cheminées du 19ème siècle. Paris reçoit, à cette époque, annuellement environ 500000 stères de bois compressé.

Par ailleurs, le poêle qui est, en ce temps, mobile, au 19ème siècle et à l'usage des pauvres, obtient des renommée et perfection suffisante que, selon des dires de l'époque, la chaleur émise par combustion reste totalement dans l'habitation, ce qui est inutile au chauffage, souvent des parties gazeuses, s'échappe spontanément par les conduits du système. Toute l’attention se dirige cependant vers les calorifères, le prédécesseur du chauffage central, et bien plus rentables, aptes à brûler aussi bien la houille, le bois, le charbon de tourbe, les lignites ou l'anthracite. L’expansion des calorifères est cependant freinée à cause de la visibilité du feu dans l'âtre accompagné de la crainte à vaincre d’en être privé.

Le gaz naturel, avec les différents produits de raffinage du pétrole, comme autres sources d'énergie, apparaissent ensuite et vont condamner progressivement l'usage du bois en tant que combustible.

Mais la pénurie de charbon due à la seconde Guerre mondiale crée une pénurie de charbon en Europe et pousse à une forte hausse de l’usage du bois. De ce fait, en Suisse, au cours des derniers instants de la guerre, le bois est en surconsommation, supérieur à deux fois par rapport à la production naturelle.

Entre les années 1785 et 1786, Philippe Lebon, ingénieur français, étudie la mise en évidence des propriétés des gaz issus de la distillation du bois. Philippe Lebon distille, dans ses premiers appareils, du bois pour en recueillir l’huile, les gaz, le goudron, l'acide pyroligneux. Son mémoire indique qu’il est possible de distiller la houille et toutes les substances grasses. Le 11 octobre 1801, il met pour la première fois ou à titre expérimental ce dispositif à l’intérieur de l'hôtel de Seigneley situé à Paris. Le système est constitué par un grand four à bois producteur de gaz par distillation, et ceux-ci sont acheminés au travers de l'hôtel grâce à différents canaux en guise d’éclairage. La chaleur issue du four sert à chauffer l'hôtel. Malheureusement, ce système connait vite des limites. Philippe Lebon est ainsi connu comme l'inventeur, notamment, du gaz d'éclairage. Malgré cette reconnaissance, le gaz de houille sera produit, en priorité, industriellement pour l’usage d’éclairage en plus de celle du gaz, jusqu’au temps des années 1960, période à laquelle il se verra remplacer par le gaz naturel. La seconde Guerre mondiale est donc la période phare pour le gaz de bois. Ce gaz est fabriqué dans les gazogènes, illustres descendants du célèbre thermolampe de Lebon, qui sert à alimenter les véhicules en carburant.

De nos jours

Le bois, belle source d’énergie suscite, aujourd'hui, un intérêt nouveau de par l’élévation du prix élevé des énergies fossiles, et son caractère renouvelable.

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